• Suis-je prêt(e) au changement?


    Le changement

    Les gens attendant parfois un déclic pour changer, pour se décider enfin à prendre leur vie en main. Un déclic.. Ah ! Que ce serait agréable de se réveiller un beau jour et de sentir que sans effort, on arrive à mettre en place des comportements plus justes, qui nous amènent une vraie libération. « la nuit porte conseil », « qui vivra verra », « à chaque jour suffit sa peine », « demain est un autre jour », on ne manque pas de petits proverbes qui, compris dans un sens rétréci, nous aident à ne rien faire, à attendre que cela vienne tout seul !

    Néanmoins, on ne peut nier que ce déclic arrive parfois. Peut-être même est-il déjà arrivé des dizaines de fois, mais on ne l'a pas toujours perçu. Parce que ce n'est si simple, le déclic n'est pas un coup de baguette magique qui nous effleure comme ça ! La vie distribue des opportunités et des obstacles de façon partiellement aléatoire ! « ce n'est parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles »

    La première question à se poser est essentielle : est-ce que je VEUX vraiment changer ! Aucun travail ne peut s'entamer véritablement si on élude cette décision. Ne vivrais-je finalement pas mieux en gardant mes habitudes, dans ma petite cage bien confortable ! Pourquoi faudrait-il que je change ? Est-ce possible ? Le chemin ne serait-il pas de m'accepter comme je suis ?

     

     

    Changer, évoluer, ce n'est pas si simple ! Globalement, on peut considérer que les changements comportementaux sont de deux ordres : les changements qui demandent un effort et les changements naturels.

    - Les changements qui demandent un effort sont, eux aussi, de deux ordres :

    a) ceux qui nécessitent chaque fois un nouvel effort, sans que jamais la situation ne s'améliore (comme l'effort nécessaire pour contrôler nos émotions)

    b) ceux qui sont difficile à mettre en œuvre au début mais qui, au fur et à mesure que l'on s'entraîne, deviennent moins pesants, jusqu'à disparaître (comme l'effort nécessaire pour oser parler en public).

    - Les changement naturels sont ceux qui se font un beau jour, sans l'avoir vraiment décidé. On se trouve dans la situation qui pose problème et de façon assez fluide, souvent inconsciente, on se comporte autrement, d'une manière aisée et bien plus heureuse. On est parfois ahuri d'avoir osé agir ainsi sans réfléchir, stupéfait de la facilité avec laquelle cela s'est produit, aux antipodes de ce que l'on aurait pu craindre !

     

    Ces changements-là sont évidemment les plus heureux, ils nous soulagent et nous mettent en joie. Mais ils n'arrivent pas sans raison. Ils sont souvent le résultat de longues heures d'introspection et d'exploration de nos zones obscures, qui nous amènent à déraciner nos souvenirs coinçant et nos croyances limitantes. Ce travail peut être comparé au labeur du paysan qui améliore sa terre : il retourne, aère, arrose et engraisse son champ et un beau jour les graines germent et donnent de beaux légumes. S'il sème à contre-saison, rien ne pousse. Il en va de même avec nos fonctionnement psychiques. Essayer de changer à contretemps, se forcer pour se forcer ne sert à rien, si ce n'est à se convaincre que malgré nos efforts, on n'y arrivera jamais, que la vie est comme elle est, qu'on ne peut pas faire ce qu'on veut. Le changement prend du temps et de la réflexion. Bouger les pions un à un, accepter les erreurs et contrer l'adversité. Chacun joue son rôle et petit à petit le jeu évolue en notre faveur.

    Le mythe du déclic est peut-être une dérive de notre époque du tout, tout de suite. Un clic et je t'ai en ligne. Un clic et je te dis ce que je pense. Je ne dois plus attendre de te rencontrer, je ne prends plus le temps de décanter ni d'analyser. J'allume la lumière d'un clic, je réchauffe le plat d'un clic, j'écoute mes messages, d'un clic et je zappe d'un clic !

     

    Bien que nous soyons, pour notre plus grand confort, à l'époque des voitures qui démarrent d'un tour de clé, les efforts qu'on devrait faire pour évoluer dans nos comportements sont comparables à ceux qu'on fournissait jadis, lorsqu'il fallait démarrer les automobiles avec une manivelle ! 

    « Qu'est-ce que le schéma de peur du danger ou de la maladie? Qu'est-ce que le schéma de fusionnement? »

  • Commentaires

    1
    chantal
    Mercredi 9 Septembre 2015 à 23:51

    je suis tout à fait d'accord avec ça mais faut-il encore avoir la force de combattre tout cela quand le sort s'acharne sur soi on est fatigué de lutter on à plus envie de se battre pour quoi pour qui on ne sait plus ou on en est enfin c'est mon point de vue?

    2
    LORENZOVESPISTA
    Vendredi 11 Septembre 2015 à 14:59

    Je suis tout à fait d'accord avec Chantal , le changement est difficile car parfois la situation vous fait que votre vie change en une fraction de seconde et là vous voyez tous vos efforts faits dans le passé que vous aviez fait pour votre futur et celui de votre enfant s'envoler comme d'un clic de souris sans pouvoir rien y faire !

    vous êtes contraint à perdre votre vie de famille , votre confort , tout les acquis vous aviez de vos efforts vous sont perdus car la personne avec qui vous viviez pète un plomb ou décide de plus vous " supporter " et vous vous retrouvez face à un changement de vie innatendu , et à un enfant qui se retrouve avec des parents séparés et en guerre !

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