• Avez-vous une bonne ou une mauvaise relation de couple?

    Avez-vous une bonne ou une mauvaise relation de couple? Bonne ou mauvaise relation

    On peut aimer et être aimé sincèrement tout en étant pris dans une relation affective qui n’est pas bonne pour soi. « Aimer, c’est forcément souffrir », « en amour, on ne choisit pas ». « Les histoires d’amour finissent mal en général » ou « ne durent pas plus de trois ans » etc. Notre lot de croyance que la société et notre culture nous injectent. Associé l’amour avec la souffrance. Ce n’est pas parce que l’on aime que l’on doive subir. Rester dans une relation toxique sans rien changer ou pardonner dans une situation qui n’est pas bonne pour soi n’a aucun sens. Voici quelques points que nous devons faire attention ?

    -Vous vous sentez en sécurité

    Votre intégrité physique et émotionnelle est respectée. Ce sentiment de sécurité est la base d’une relation affective saine. Chez vous, vous pouvez tomber le masque et l’armure en toute confiance. Vous ne vous sentez ni dirigé, ni manipulé, ni menacé d’aucune manière, vous êtes respecté. Après une séparation, quand vous retrouvez votre partenaire, l’émotion dominante est la joie, qu’elle soit ressentie ou exprimée. De manière générale, l’émotion qui colore votre vie à deux n’est ni la colère, ni la peur, ni la frustration, ni le stress, ni la tristesse. Si ce n’est pas le cas : la relation est probablement de celles que l’on qualifie de toxique, c’est-à-dire à la fois addictive et maltraitante. L’intensité émotionnelle, souvent de type fusionnelle, masque la dimension dysfonctionnelle de l’histoire que l’on qualifie de passionnelle. Sachez qu’une relation insécurisante le restera. Essayez d’identifier les bénéfices secondaires qu’elle vous procure, ex l’intensité émotionnelle et sexuelle, qui comble le sentiment de vide intérieur. Pour sortir de l’illusion, comptabilisez les bons moments et les moments difficiles. N’hésitez pas à recourir à un professionnel si vous désirez mettre un terme à la relation. Il est très difficile de franchir le pas tout seul.

    -Vous pouvez exprimer vos désaccords

    Vous êtes à l’aise pour vous opposer, exprimer des critiques ou des points de vue divergents. Vous avez le sentiment de ne pas avoir à vous contrôler, ni de devoir peser chacun de vos mots pour ne pas froisser la susceptibilité de votre partenaire. Vous avez également conscience qu’échanger en confiance ne signifie pas pratiquer la transparence. À chacun son jardin secret, ses petits mystères. Pour autant, vous savez qu’en matière de communication intime rien n’est jamais acquis et qu’il faut régulièrement procéder à des ajustements. Si ce n’est pas le cas : soit votre partenaire est un dominateur, peu sûr de lui au fond, qui ne supporte aucune contradiction, soit vous énoncez vos désaccords trop souvent et à des moments qui ne sont pas opportuns pour lui ou elle, ce qui vous donne l’impression de ne pas pouvoir dire les choses librement. Avant d’accuser l’autre d’être un tyran (ce qu’il est peut-être) il vaut mieux commencer par une séance d’introjection. Exprimez-vous vos désaccords de manière respectueuse ? À une fréquence supportable par l’autre ? Si la réponse aux deux questions est affirmative, posez à votre partenaire, comme condition non négociable dans votre relation, la possibilité de dire vos désaccords. Cela ne suffira peut-être pas à faire bouger les choses. Alors à vous d’apprécier ce qui dans votre histoire est primordial et secondaire.

    -Vous pouvez être vous-même

    Vous pouvez exprimer manifester toutes les facettes de votre personnalité, et en révéler de nouvelles au fil du temps, sans que cela mette votre relation en péril pour autant. Cette souplesse témoigne à la fois de la bonne santé du couple et de sa capacité à accueillir toutes les nuances de notre personnalité. N’étant pas coincé dans un seul rôle, vous ne collez pas d’étiquette à votre partenaire. Vous vous sentez libre de changer de goûts, d’opinions, d’habitudes et vous laissez également l’autre libre d’en faire autant. Cette fluidité vous permet de vous déployer et d’évoluer ensemble en vous redécouvrant sans cesse. Si ce n’est pas le cas : coller une étiquette est un moyen de réduire l’autre et de le contrôler. Enfermer son partenaire dans un seul rôle, empêche d’avoir accès à sa richesse et freine l’évolution du couple. À vous d’évaluer la part de désagrément qu’il y a à vivre étiqueté. Vous pouvez aussi vous questionner sur celle que vous collez à votre partenaire. Ces jeux se font souvent à deux. Si vous étouffez sous votre étiquette, demandez-vous quelle est votre part de responsabilité, quel confort ou inconfort vous y trouvez, interrogez-vous également sur les bénéfices que retire votre partenaire de la situation. Vous pouvez aussi vous demander depuis quand et pour quelle raison cela vous colle à la peau. Essayer d’agir selon vos envies et vos besoins, sans justification ni demande de validation.

    -Vous êtes écouté et soutenu

    Quand vous exprimez une opinion ou une émotion, vous avez le sentiment profond que votre partenaire est bien présent, qu’il vous écoute et essaye de comprendre ce que vous lui transmettez. Vous n’avez pas à quémander son attention ni son soutien. Ils vous sont acquis. Cette posture est ce que l’on appelle l’intelligence du cœur. Même si l’autre ne peut pas toujours comprendre ce qui vous affecte, il est atteint du simple fait que vous le soyez, et c’est ce qui compte. Vos problèmes personnels ne sont pas seulement les vôtres, dès lors que vous les évoquez, ils deviennent ceux du couple. Si ce n’est pas le cas : il se peut que vous soyez dans une relation « des beaux jours », c’est-à-dire qui ne fonctionne bien que lorsque la météo est au beau fixe et qui se transforme en chacun pour soi à la moindre turbulence. Certains y trouvent leur compte. En revanche, si l’attente d’écoute et de soutien n’est pas satisfaite, il en résulte forcément de la souffrance pour l’un des deux. Commencez par formuler clairement votre demande, sans attendre d’être deviné dans vos besoins. N’hésitez pas à être insistant et à poser votre exigence comme base de la relation. Vous pouvez aussi expliquer le type de soutien que vous attendez : simple écoute, réconfort, recherche de solution ensemble, divertissement… Si votre partenaire n’est pas en capacité de satisfaire totalement votre besoin diversifiez vos points d’appui (famille, amis) et si cela ne suffit pas pour vous ou si vous jugez que cela ne correspond pas à votre recherche de couple, vous pouvez prendre d’autres décisions.

    -Vous êtes autonome

    Seul, vous pourriez subvenir à vos besoins, faire face aux contraintes de la vie, gérer votre quotidien, avoir une vie sociale et familiale. Votre partenaire n’est ni votre parent, ni votre béquille. Vous savez que plus on se met en état de dépendance, plus on est fragile face à la liberté de rompre, la nécessité prenant le pas sur le désir. Cela dit, l’autonomie n’a pas de valeur absolue, chaque couple la dose à sa convenance, de manière à trouver un équilibre qui convienne à chacun. Si ce n’est pas le cas : votre dépendance est peut-être momentanée ou involontaire. Elle peut aussi être un choix de confort ou une forme de paresse, ou encore le fruit d’une relation qui vous infantilise pour mieux vous dominer. À vous d’évaluer les avantages et les inconvénients de votre situation. Bien mesurer tous les risques que fait encourir la dépendance, qu’elle soit matérielle, financière ou affective. En vous posant les questions : de quoi cette dépendance me prive-t-elle ? Et comment vivrais-je par mes propres moyens ? Vous pouvez procéder, si vous en ressentez le besoin à des ajustements.

    -Vous grandissez

    Votre relation est un moteur qui vous poussez à aller de l’avant. Elle vous permet d’évoluer et de découvrir. Une relation affective saine est thérapeutique en soi, car elle aide à sortir des répétitions douloureuses ou à guérir certaines blessures du passé. Vous vous sentez valorisé, aimé pour ce que vous êtes. Si ce n’est pas le cas : vous êtes peut-être bloqué dans un schéma de répétition douloureux, prisonnier d’un rôle ou de la peur de perdre l’affection de l’être aimé. Dans tous les cas, la contrainte, la crainte, la souffrance l’emportent sur le plaisir et sur la capacité à être soi en toute liberté. Dès lors que l’on ne se sent ni bien ni beau dans une relation, que l’on est très souvent agressif, triste, affolé, sur la défensive ou irascible, il y a des questions à se poser sur la nature du lien affectif et sur la pertinence de le conserver. Ce questionnement est souvent plus facile avec l’aide d’un professionnel. L’important étant de garder à l’esprit qu’en amour la fatalité n’existe qu’avec notre consentement, conscient ou inconscient.

    Ne vous reposez pas sur vos acquis, un couple demande sans cesse des remises en question et prenez-en soin.

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