• Avez-vous une bonne ou une mauvaise relation de couple? Bonne ou mauvaise relation

    On peut aimer et être aimé sincèrement tout en étant pris dans une relation affective qui n’est pas bonne pour soi. « Aimer, c’est forcément souffrir », « en amour, on ne choisit pas ». « Les histoires d’amour finissent mal en général » ou « ne durent pas plus de trois ans » etc. Notre lot de croyance que la société et notre culture nous injectent. Associé l’amour avec la souffrance. Ce n’est pas parce que l’on aime que l’on doive subir. Rester dans une relation toxique sans rien changer ou pardonner dans une situation qui n’est pas bonne pour soi n’a aucun sens. Voici quelques points que nous devons faire attention ?

    -Vous vous sentez en sécurité

    Votre intégrité physique et émotionnelle est respectée. Ce sentiment de sécurité est la base d’une relation affective saine. Chez vous, vous pouvez tomber le masque et l’armure en toute confiance. Vous ne vous sentez ni dirigé, ni manipulé, ni menacé d’aucune manière, vous êtes respecté. Après une séparation, quand vous retrouvez votre partenaire, l’émotion dominante est la joie, qu’elle soit ressentie ou exprimée. De manière générale, l’émotion qui colore votre vie à deux n’est ni la colère, ni la peur, ni la frustration, ni le stress, ni la tristesse. Si ce n’est pas le cas : la relation est probablement de celles que l’on qualifie de toxique, c’est-à-dire à la fois addictive et maltraitante. L’intensité émotionnelle, souvent de type fusionnelle, masque la dimension dysfonctionnelle de l’histoire que l’on qualifie de passionnelle. Sachez qu’une relation insécurisante le restera. Essayez d’identifier les bénéfices secondaires qu’elle vous procure, ex l’intensité émotionnelle et sexuelle, qui comble le sentiment de vide intérieur. Pour sortir de l’illusion, comptabilisez les bons moments et les moments difficiles. N’hésitez pas à recourir à un professionnel si vous désirez mettre un terme à la relation. Il est très difficile de franchir le pas tout seul.

    -Vous pouvez exprimer vos désaccords

    Vous êtes à l’aise pour vous opposer, exprimer des critiques ou des points de vue divergents. Vous avez le sentiment de ne pas avoir à vous contrôler, ni de devoir peser chacun de vos mots pour ne pas froisser la susceptibilité de votre partenaire. Vous avez également conscience qu’échanger en confiance ne signifie pas pratiquer la transparence. À chacun son jardin secret, ses petits mystères. Pour autant, vous savez qu’en matière de communication intime rien n’est jamais acquis et qu’il faut régulièrement procéder à des ajustements. Si ce n’est pas le cas : soit votre partenaire est un dominateur, peu sûr de lui au fond, qui ne supporte aucune contradiction, soit vous énoncez vos désaccords trop souvent et à des moments qui ne sont pas opportuns pour lui ou elle, ce qui vous donne l’impression de ne pas pouvoir dire les choses librement. Avant d’accuser l’autre d’être un tyran (ce qu’il est peut-être) il vaut mieux commencer par une séance d’introjection. Exprimez-vous vos désaccords de manière respectueuse ? À une fréquence supportable par l’autre ? Si la réponse aux deux questions est affirmative, posez à votre partenaire, comme condition non négociable dans votre relation, la possibilité de dire vos désaccords. Cela ne suffira peut-être pas à faire bouger les choses. Alors à vous d’apprécier ce qui dans votre histoire est primordial et secondaire.

    -Vous pouvez être vous-même

    Vous pouvez exprimer manifester toutes les facettes de votre personnalité, et en révéler de nouvelles au fil du temps, sans que cela mette votre relation en péril pour autant. Cette souplesse témoigne à la fois de la bonne santé du couple et de sa capacité à accueillir toutes les nuances de notre personnalité. N’étant pas coincé dans un seul rôle, vous ne collez pas d’étiquette à votre partenaire. Vous vous sentez libre de changer de goûts, d’opinions, d’habitudes et vous laissez également l’autre libre d’en faire autant. Cette fluidité vous permet de vous déployer et d’évoluer ensemble en vous redécouvrant sans cesse. Si ce n’est pas le cas : coller une étiquette est un moyen de réduire l’autre et de le contrôler. Enfermer son partenaire dans un seul rôle, empêche d’avoir accès à sa richesse et freine l’évolution du couple. À vous d’évaluer la part de désagrément qu’il y a à vivre étiqueté. Vous pouvez aussi vous questionner sur celle que vous collez à votre partenaire. Ces jeux se font souvent à deux. Si vous étouffez sous votre étiquette, demandez-vous quelle est votre part de responsabilité, quel confort ou inconfort vous y trouvez, interrogez-vous également sur les bénéfices que retire votre partenaire de la situation. Vous pouvez aussi vous demander depuis quand et pour quelle raison cela vous colle à la peau. Essayer d’agir selon vos envies et vos besoins, sans justification ni demande de validation.

    -Vous êtes écouté et soutenu

    Quand vous exprimez une opinion ou une émotion, vous avez le sentiment profond que votre partenaire est bien présent, qu’il vous écoute et essaye de comprendre ce que vous lui transmettez. Vous n’avez pas à quémander son attention ni son soutien. Ils vous sont acquis. Cette posture est ce que l’on appelle l’intelligence du cœur. Même si l’autre ne peut pas toujours comprendre ce qui vous affecte, il est atteint du simple fait que vous le soyez, et c’est ce qui compte. Vos problèmes personnels ne sont pas seulement les vôtres, dès lors que vous les évoquez, ils deviennent ceux du couple. Si ce n’est pas le cas : il se peut que vous soyez dans une relation « des beaux jours », c’est-à-dire qui ne fonctionne bien que lorsque la météo est au beau fixe et qui se transforme en chacun pour soi à la moindre turbulence. Certains y trouvent leur compte. En revanche, si l’attente d’écoute et de soutien n’est pas satisfaite, il en résulte forcément de la souffrance pour l’un des deux. Commencez par formuler clairement votre demande, sans attendre d’être deviné dans vos besoins. N’hésitez pas à être insistant et à poser votre exigence comme base de la relation. Vous pouvez aussi expliquer le type de soutien que vous attendez : simple écoute, réconfort, recherche de solution ensemble, divertissement… Si votre partenaire n’est pas en capacité de satisfaire totalement votre besoin diversifiez vos points d’appui (famille, amis) et si cela ne suffit pas pour vous ou si vous jugez que cela ne correspond pas à votre recherche de couple, vous pouvez prendre d’autres décisions.

    -Vous êtes autonome

    Seul, vous pourriez subvenir à vos besoins, faire face aux contraintes de la vie, gérer votre quotidien, avoir une vie sociale et familiale. Votre partenaire n’est ni votre parent, ni votre béquille. Vous savez que plus on se met en état de dépendance, plus on est fragile face à la liberté de rompre, la nécessité prenant le pas sur le désir. Cela dit, l’autonomie n’a pas de valeur absolue, chaque couple la dose à sa convenance, de manière à trouver un équilibre qui convienne à chacun. Si ce n’est pas le cas : votre dépendance est peut-être momentanée ou involontaire. Elle peut aussi être un choix de confort ou une forme de paresse, ou encore le fruit d’une relation qui vous infantilise pour mieux vous dominer. À vous d’évaluer les avantages et les inconvénients de votre situation. Bien mesurer tous les risques que fait encourir la dépendance, qu’elle soit matérielle, financière ou affective. En vous posant les questions : de quoi cette dépendance me prive-t-elle ? Et comment vivrais-je par mes propres moyens ? Vous pouvez procéder, si vous en ressentez le besoin à des ajustements.

    -Vous grandissez

    Votre relation est un moteur qui vous poussez à aller de l’avant. Elle vous permet d’évoluer et de découvrir. Une relation affective saine est thérapeutique en soi, car elle aide à sortir des répétitions douloureuses ou à guérir certaines blessures du passé. Vous vous sentez valorisé, aimé pour ce que vous êtes. Si ce n’est pas le cas : vous êtes peut-être bloqué dans un schéma de répétition douloureux, prisonnier d’un rôle ou de la peur de perdre l’affection de l’être aimé. Dans tous les cas, la contrainte, la crainte, la souffrance l’emportent sur le plaisir et sur la capacité à être soi en toute liberté. Dès lors que l’on ne se sent ni bien ni beau dans une relation, que l’on est très souvent agressif, triste, affolé, sur la défensive ou irascible, il y a des questions à se poser sur la nature du lien affectif et sur la pertinence de le conserver. Ce questionnement est souvent plus facile avec l’aide d’un professionnel. L’important étant de garder à l’esprit qu’en amour la fatalité n’existe qu’avec notre consentement, conscient ou inconscient.

    Ne vous reposez pas sur vos acquis, un couple demande sans cesse des remises en question et prenez-en soin.


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  • Les relations toxiques 2e partie Les différents types de personnes toxiques

     Le dénigreur : Il ne rate jamais une occasion d'écraser les autres. Il te dénigre parce qu'il se sent menacé face à ce que tu représentes. Il doit donc te déprécier pour pouvoir se valoriser.

    Le critique : Il se sent obligé de te trouver des défauts, il passe son temps au comptoir de réclamations, il critique tout, même les choses les plus insignifiantes, parce qu'il est constamment frustré. En effet rien n'est jamais assez parfait à ses yeux, ce qui le rend en insécurité. Pour contrer ce sentiment, il cherche donc à avoir raison à tout prix.

    Le dominateur : Il mène tout le monde à la baguette, il n'a aucun esprit d'équipe et répugne à déléguer son autorité. C'est parce qu'il souffre d'une profonde insécurité que le dominateur se croit obliger de contrôler tout ce qui gravite autour de lui.

    Le compétiteur : Il cherche depuis toujours à être le premier. Il saisit toutes les occasions de se montrer plus malin que toi, parce que le compétiteur manque d'estime de lui, la seule façon pour lui d'entrer en rapport avec toi consiste à tout transformer en compétition.

    Le moulin à paroles : Il impose le flux de ses paroles, la plupart du temps inutile. Il est si absorbant par ses récits interminables qu'il ne voit pas votre air ennuyé. Si le moulin à paroles bavarde inlassablement, c'est pour être accepté et aimé, pour se sentir important.

    Le fouteur de trouble : C'est une commère qui souffre d’indiscrétion aiguë, il ne semble vivre que pour semer la zizanie. Le fouteur de trouble se comporte comme il le fait afin d'avoir le sentiment d'être important.

    Le plaisantin : Il lance des piques en recourant à un humour sarcastique, pour ensuite prétendre qu'il plaisantait. Il est incapable de parler sérieusement. Il se comporte ainsi parce qu'il est incapable de faire face aux émotions authentiques, qui lui sont trop douloureuses. Il camoufle donc sa blessure derrière une façade d'humour.

    L’écervelé : Il dit toujours ce qu'il ne faut pas dire. L’écervelé est semblable à un enfant de 4ans, il te dira tout ce qu'il lui passe par la tête, sans aucune considération pour tes sentiments.

    Le nombriliste : Il est incapable de parler de quoi que ce soit qui ne se rapporte pas à lui-même. Il monologue au lieu de dialoguer avec toi. Son égoïsme est dû à sa peur, à son insécurité de ne pas être aimé et accepté. Sache que l'Ego du nombriliste est généralement aussi fragile qu'une coquille d’œuf.

    Le fuyard : il prend ses jambes à son cou à chaque fois qu'il se trouve dans une situation stressante. Il ne prend jamais position et est allergique aux engagements. La vie du fuyard est assujettie à la peur, celle de déplaire aux autres, celle de commettre une erreur, celle de ne pas être à la hauteur. Alors il fuit…

    L'hypocrite : Il utilise contre toi les confidences que tu lui as faites. C'est un caméléon qui change de discours en fonction de ce qu'il croit que tu aimerais entendre. Il éprouve du ressentiment à ton égard, mais il n'a pas le courage de t'avouer qu'il t'en veut ou qu'il t'envie.

    L'exploiteur : c'est un éternel quémandeur. C'est un ami des beaux jours qui ne s’intéresse à toi que tant que cela lui convient. Il ferait n'importe quoi pour réussir, car son estime de soi est en jeu.

    La victime : Elle réussit toujours à te faire déprimer avec ses problèmes en te racontant ses innombrables malheurs, et même si tu lui proposes des solutions, elle trouvera toujours une excuse aux solutions. Elle invente d'avance les pires scénarios et s'apitoie sur son sort. Son but est d'attirer ton attention, ta compassion. Mais parce qu'elle se sent incompétente et qu'elle est convaincue que la vie est injuste, elle ne s’intéresse nullement aux conseils que tu pourrais lui offrir et te pompe toute ton énergie positive.

     

    Signe d'une relation toxique

    Une relation est dite toxique dès le moment où elle ne permet plus l'épanouissement de l'un ou de l'autre partenaire ou les deux « quand il y a souffrance ».

    - Ne confondez pas souffrance et amour, ne vous dite pas que plus vous souffrez plus vous l'aimer, mais plus vous souffrez plus la relation est toxique.

    - L'amour authentique est simple et fluide, l'autre n'alimente pas sans cesse nos blessures les plus profondes, il est basé sur la connaissance l'un de l'autre, bien se connaître et s'accepter tel que l'on est.

    - Une asymétrie entre ce que vous donnez et vous recevez de l'autre. Quand vous avez l'impression de faire trop d'effort, quand vous avez l'impression que c'est trop difficile.

    - Quand la relation touche une de vos blessures profonde, quand elle réveille sans cesse une de vos blessures, « cette faille en soi » ex : il réveille cette blessure et il l'entretient « on a encore plus peur ».

    - L'autre vous pousse à bout, vous ne vous reconnaissez plus.

    - Quand l'autre veut changer nos valeurs, notre sens de notre culture, quand il nous met la pression pour renoncer à une part importante de soi-même.

    - Quand sans cesse, il nous critique, il nous dévalorise, quand il nous fait sentir que nous sommes inférieurs, pas à la hauteur,

    - Quand la communication est impossible, quand il ne nous entend pas dans notre souffrance, quand il croit avoir toujours raison, quand dès que l'on lui fait part d'une chose qui nous fait souffrir, il nous le renvoie en nous disant »et toi, tu crois que... » l'incapacité à se remettre en question est une faille colossale dans un couple, car il laisse l'autre dans un sentiment d'injustice permanent.

    - Quand lorsqu'on ne se conduit pas comme il l'aurait souhaité, il nous abandonne, pas forcément de corps, mais il peut rompre la communication, boudé, nous faire comprendre par une indifférence glaciale que notre comportement est mauvais.

     

    Sortir d'une relation dysfonctionnelle

     Il n'y a que l'action qui va faire changer les choses. Avoir le même comportement et s'attendre à un résultat différent est un leur.

    Pour cela vous aurez besoin d'engagement profond face à vous-même. D'un profond souhait de changer les choses.

    Ensuite, vous aurez besoin de courage et de détermination, car se défaire d'une personne toxique est pénible de par leur stratégie manipulatoire.

    Après viens l'honnêteté, vis-à-vis de vous-même, ouvrir les yeux sur votre situation, ce que vous vivez.

     

    Les comportements destructeurs pour soi.

    - La dévalorisation de soi : je suis nul, je foire toujours tout, je ne suis pas assez bien, je suis trop vieille, je suis trop grosse, etc. Sont des croyances sur nous-même qu'un manipulateur va déceler et utiliser contre nous par la suite.

    - La dépendance : C'est un piège assuré pour les manipulateurs, dès que j'ai besoin de l'approbation des autres pour mes décisions, je suis dans la dépendance, j'ouvre la porte à l'abus. « il n'existe personne sur cette terre, qui sait mieux que nous-même ce qui est bon pour nous » La dépendance sert à ne pas s'autonomiser, à ne pas se responsabiliser, à vivre mes propres expériences. Pour les manipulateurs qui ont un énorme besoin de contrôle, vous êtes la proie idéale.

    - L'auto-justification : Mécanisme très destructeur et épuiseur d'énergie. Lorsqu'on passe son temps à se justifier, on montre à l'autre que nous nous sentons coupables, que nous manquons d'affirmation de confiance en nous, ce qui ouvre la porte aux manipulateurs.

    - La dépendance émotionnelle : Ce n'est pas l'autre qui fait la pluie et le beau temps de ce que je ressens « sans toi, je ne suis rien » prenez conscience de votre dépendance émotionnelle. Ce n'est pas forcément la dépendance, qui est destructrice c'est d'être dépendant d'un pervers narcissique qui l'est.

    - Chercher la sécurité chez l'autre : par un manipulateur, ça semble peu probable, car lui ne cherche en réalité qu'à allumé le feu en nous et non de l'éteindre. Lorsque vous avez peur, et que vous le formulez à l'autre, si l'autre ne fait qu'augmenté votre insécurité, c'est que peut-être vos blessures ne sont pas compatibles et que peut-être vous êtes dans une relation toxique.

    - Se tromper de cible : Mettre plus d'énergie à arranger la relation plutôt que ce centre sur soi. Sauver l'autre pour se sauver soi-même.

    - Le découragement : L'apitoiement, je n'ai que ce que je mérite, etc. Se victimiser n'est pas utile, prendre ses responsabilités et passer à l'action pour changer les choses.

     

    Les clés pour s'en sortir

     - S'accepter : Être en paix avec ce que nous sommes et ce que nous ne sommes pas, s'aimer à toute épreuve, même si on a des kilos en trop, même si on échoue, même si on a pas un doctorat en médecine etc.

    - Apprendre à s'aimer : ça passe par l'éveil, l'éveil de notre vrai nature, expérimenter pour découvrir ce que nous sommes.

    - Recommandations parentales : Sortir de la notion bien ou mal, ce que les parents ou la société qualifie de bien ou de mal. Est-ce que je suis en paix avec ce que je vis.

    - Être son ami : avec soi-même, se parler gentiment, avec tolérance et compassion. Évitez de vous maltraiter lorsque vous faites des erreurs, soyez compatissant et indulgent vis-à-vis de vous, de vos expériences.

    - Travailler sur ses émotions : acquérir une autonomie émotionnelle, n'hésitez pas à aller voir un professionnel pour se secourir, car lorsqu'on touche aux émotions, on va bien souvent dans l'enfant qui est en nous. Se travail est difficile seul. « prenez soin de votre enfant intérieur ».

    - Apprendre : l'intransigeance en amour, la lucidité, se refaire une réalité de l'amour, l'intimité demande une confiance, une douceur, c'est bien beau de dire qu'il faut s'aimer inconditionnellement, mais si tu sors une tronçonneuse lorsque je souffre je t'aimerais inconditionnellement loin de moi, lorsque je serais en sécurité. Aimer inconditionnellement, c'est aimer dans la sécurité, sinon on accepte tout et n'importe quoi sous prétexte que l'on doit s'aimer inconditionnellement.

    - Autonomie : On agit sur soi, pas sur l'autre. On agit sur soi, avant de vouloir agir sur l'autre. Ce que je vis c'est moi qui le crée, je choisi donc de vivre autre chose, je suis libre…

     

    Les étapes

     - Le sevrage : on coupe ses relations toxiques et on voit ce qui surgit quand je coupe, qu'est-ce que ses relations permettent de meubler en moi ? A quoi ça me sert ?

    - N'hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnelle si vous pensez que c'est trop difficile.

    - S'entourer de personnes compréhensives et positives.

    - S'accorder une fois par semaine un moment rien qu'à vous pour vous retrouver en vous disant que « vous êtes un paradis en reconstruction ». Prenez le temps, de vous centrer sur vous-même, de faire le point, sur vos besoins, vos attentes, vos souffrances, vos doutes, vos difficultés, il n'y a que vous qui savez ce qui est bon pour vous.

     

    Les techniques

    La technique de l'expiration de la tension : Cette technique, fort simple, consiste à inspirer par la bouche pendant deux secondes, à retenir son souffle pendant trois secondes en pensant à la personne toxique, et à continuer de penser à cette personne pendant que vous expirez de toutes vos forces, jusqu'à ce que vos poumons soient vides.
    Le but principal de cette technique est de parvenir à vous apaiser, spécialement lorsque vous vous trouvez en présence d'une personne qui vous irrite royalement (voir plus bas - type Moulin à paroles ou Victime). Vous pouvez répéter cette démarche jusqu'à ce que vous ayez complètement évacué la négativité de votre système. Pendant que vous vous exécutez, non seulement vous ne commettez pas d'impair en disant ce qu'il ne faut pas dire, mais vous avez également le temps de vous préparer à contre-attaquer à l'aide d'une autre technique de votre choix.
     

    La technique de l'humour : Cette technique consiste à répondre du tac au tac à des toxines verbales en ayant recours à l'humour.

    Il importe peu que la remarque paraisse stupide à votre interlocuteur, l'important est que vous la trouviez drôle.

    L'humour aide souvent à désamorcer les situations les plus délicates, tout en vous permettant de vous libérer de votre tension et de votre colère.

    La technique du chasse pensée : À utiliser conjointement avec celle de l'expiration de la tension.

    À chaque fois que vous pensez à la personne ou à la situation toxique, expirez en disant: "Chasse cette pensée", à voix haute ou silencieusement.

    Cet outil est particulièrement efficace lorsque vous ne cessez de ressasser des paroles ou des gestes qui vous ont affecté.

    La technique du désamorçage : Toute en douceur, cette technique consiste à ne jamais perdre son sang-froid; Si méchant, désagréable et mesquin que soit le comportement de la personne toxique envers vous, restez calme, utilisez des termes apaisants et chaleureux et souriez.

    Comment y arriverez-vous face à autant de négativité, vous demandez-vous? Il suffit de vous rappeler que cette personne se comporte ainsi parce qu'elle se sent mal dans sa peau. En lui offrant votre soutien et votre affection, il est fort à parier qu'elle changera d'attitude à votre égard. 

    La technique de l'interrogation calme : Cet outil a pour but de montrer à la personne toxique, par une série de questions que vous lui posez, à quel point ses remarques ou son raisonnement sont absurdes. Quand vous recourez à cette technique, il est essentiel que vous parliez calmement et que vous donniez l'impression de maîtriser vos émotions. Très efficace auprès des gens qui portent des jugements gratuits sur les autres et sur les événements (voir plus bas - le type Critique). 

    La technique de l'affrontement : Parce que parfois il est inutile de prendre des gants, cette technique consiste à dire franchement à la personne toxique ce que vous pensez de sa remarque ou de son geste. Cependant, lorsque vous affrontez ainsi quelqu'un, vous devez parler fort et clairement, afin d'être compris. Cet outil vous permettra non seulement de vous faire respecter des autres -parce que vous dites justement ce que vous pensez, sans hypocrisie mais aussi, de vous respecter davantage vous-même.

    La technique du fantasme : Celle-ci devrait vous aider à relâcher votre tension en riant un peu, grâce à votre imagination.

    Nous vous la recommandons particulièrement lorsque vous nourrissez des sentiments négatifs à l'égard d'une personne que vous ne pouvez attaquer de front, comme votre patron. Imaginez-le alors dans un ring en train de se faire écraser par un champion poids lourd. Le soulagement sera peut-être de courte durée mais combien profitable!

    La technique de la furie : Bien qu'on nous ait enseigné qu'il n'est pas joli de sortir de ses gonds, il faut parfois savoir le faire, car avec certaines terreurs toxiques, c'est la seule façon de se faire entendre. Toutefois, crier ne veut pas dire frapper. Toute forme de violence physique est absolument exclue. Rappelez-vous que cette technique s'applique uniquement dans les cas où rien d'autre ne semble fonctionner.

    La technique de la coupure du lien énergétique :

    Inscrivez dans une lettre toutes les rancœurs, la colère, les choses non résolues que vous avez contre cette personne toxique, sans vous relire et sans vous censurer. 

    Et si rien ne va plus, il reste la dernière technique, celle de la coupure.

    En effet, quand vous avez essayé en vain toutes les autres techniques, il ne vous reste plus qu'une solution: rompre définitivement, pour votre propre bien.

     

    Conclusion: 

    « Relations toxiques, dépendance affective, manipulateurs, pervers narcissiques, sont des sujets étroitement liés » ne tombez pas dans la paranoïa, tout dépend du degré de toxicité de la relation, l'ingrédient indispensable est la remise en question, si vous avez la possibilité de parler avec votre conjoint(e) des problèmes dans votre couple et que cette personne est « ouverte » à la remise en question, vous avez des chances de sauver votre relation. Ne nous voilons pas la face, nous sommes tous un peu manipulateur à nos heures, pervers dans certains comportements, toxiques parfois même, nous sommes des êtres imparfaits ne l'oublions pas, le principal est d'être conscient de tout ce que nous sommes, car certaines personnes ne sont pas conscientes qu'elles font du mal, ne sont pas conscientes qu'elles reproduisent des schémas, parfois mettre la lumière sur ce qui ne va pas avec votre conjoint(e) peu résoudre certains problèmes.

     

    Gardez aussi à l'idée « et c'est peut-être la plus difficile à accepter » que l'autre personne « toxique, perverse » est notre miroir et qu'elle n'est là que pour réveiller nos croyances « ce que nous croyons de nous-même ». Notre miroir, cela ne veut pas forcément dire que nous sommes comme elle, mais cela veut dire parfois que, cette personne « toxique, perverse, manipulatrice, peu importe comment on la définit » ne fait que mettre le doigt sur une partie de nous-même, la personne toxique n'est que le reflet de nos doutes et de notre sous-estimation et dévalorisation de nous-même.

    « il est en train de me dire ce dont j'ai le plus peur, cela ne veut pas dire que c'est vrai, le jour où on ne pensera plus cela de nous-même, il sera inacceptable pour nous d'entendre cela de qui que ce soit.

     

    Le pervers narcissique et sa victime ont les mêmes blessures, sauf que le pervers a ce déni de lui-même, il le retourne sur l'autre, tandis que la victime le retourne contre elle-même. Tous les deux sont accro aux émotions fortes, le besoin de se sentir en vie est toujours une histoire de drame…

    Une fois qu'on commence à réparer ses blessures, on rencontre les personnes qui vont nous aider à les réparer. Tant que les blessures sont ouvertes, qu'elles ne sont pas à notre conscience, on rencontrera les personnes qui nous feront les ressentir « le miroir »

     

    Il y a encore tant à dire sur ce sujet… je vais m'arrêter là pour ne pas vous inonder, je reviendrai plus tard sur ces sujets qui sont étroitement liés. « les manipulateurs, les pervers narcissiques, les personnes toxiques, la dépendance affective ». J'espère que cette lecture vous aura aidé à mieux comprendre et à mieux identifier « les personnes toxiques »


    2 commentaires
  • Les personnes toxiques

     

    Une personne toxique fait du mal, blesse et fait souffrir une autre personne, et ce, en sachant très bien qu’elle le fait. Elle ne reconnaît jamais ses torts, ni n’éprouve aucun regret des gestes qu’elle pose.

    Une personne toxique fait du chantage affectif et est insensible à sa victime.

    Pour arriver à ses fins, elle peut mépriser, jalouser, rabaisser, juger, faire du harcèlement ou manipuler de toutes sortes de façon sa victime. Elle fait en sorte que tranquillement sa victime perde l’estime de soi et devienne son bouche-trou, afin de garder l’emprise sur elle.

    La plus grande peur d’une personne toxique est de perdre le pouvoir qu’elle exerce sur sa victime. Elle ne souhaite aucunement la voir s’épanouir et réussir sa vie. Alors, elle sabote les efforts que cette dernière fait pour mener une vie heureuse et productive.

    On peut avoir une relation toxique avec un parent, un ami, un collègue de travail, un conjoint (conjointe) ou même nos propres enfants.

     

    Le début d’une relation toxique

    Une relation toxique a presque toujours comme base une famille dysfonctionnelle qui mène à une dépendance affective. Pendant votre enfance, on vous a appris qu’il fallait plaire pour être aimé. Qu’il fallait vous oublier et faire ce que vos parents vous disaient, sans écouter vos propres besoins. Très vite, vous avez compris en tant qu’enfant que si vous voulez de l’amour, de l’attention ou simplement être vu de vos parents (ou d’un parent), vous devez être à la hauteur de leurs attentes. Cela devient avec le temps du chantage affectif de la part des parents. C’est comme s’ils vous disaient, je vais t’aimer, si tu agis ou tu fais ce que je te dis de faire.

    Avec le temps, vous grandissez et ce lien de dépendance devient de plus en plus fort et toxique.

    Vous quittez le nid familial pour vous marier et vous vous rendez compte après quelques années que la femme ou l’homme que vous avez marié fait exactement le même chantage affectif que votre père ou votre mère. C’est-à-dire, vous fait croire que pour avoir de l’amour, il vous faut accepter de vous oublier et de vous laisser dénigrer.

     

    Pourquoi je reste dans cette relation?

    Il y a de fortes chances que si vous restez dans une relation toxique, c’est sans doute que:

    • Vous avez peur d’être seul

    • Peur de vous sentir abandonné.

    • Peur de prendre votre place

    • Vous manquez d’estime de vous

    • Vous vous sentez vulnérable

    • Vous vous sentez coupable

       

    Pourquoi est-ce si difficile de sortir d’une relation toxique?

    Tout simplement parce que vous êtes dans l’attente.

    Vous espérez que peut-être un jour cette personne va vous donner un peu de reconnaissance, de bonheur ou de l’amour. Exactement comme lorsque vous étiez enfant et que vous attendiez désespérément que papa ou maman vous voit vous reconnaisse et vous aime. C’est pour cette raison que c’est si dur de sortir d’une relation toxique. C’est votre enfant intérieur qui est encore en attente.

    Pour sortir de ce genre de relation, il faut faire le deuil de vos attentes, de tout ce que vous aurez aimé recevoir de cette personne. Il faut accepter que jamais vous n’ayez ce que vous attendez de cette personne. C’est d’accepter aussi que vous ne puissiez jamais changer cette personne.

    Lorsque vous étiez enfant, vous aviez besoin de vos parents pour combler vos besoins affectifs. C’est normal qu’un enfant s’attende à recevoir de l’amour de ces parents. Mais en tant qu’adulte, il faut prendre conscience que ce n’est pas le rôle de l’autre de combler vos besoins. Vous pouvez les combler par vous même et ainsi, devenir responsable de votre bonheur.

    " En théorie, en pratique, ce n'est pas vraiment la réalité, nous avons toujours des attentes vis-à-vis de l'autre, des besoins de réparation, de manque de l'enfance, alors même si en théorie, nous ne devons pas demander à l'autre de combler nos besoins d'enfant, nous sommes loin d'être des êtres parfaits et nous attendons tous de l'autre qu'il vienne combler certains besoins de l'enfant, il faut un juste-milieu, ne pas laisser ses besoins dominer notre personnalité et venir gâcher nos relations, il faut pouvoir savoir lorsque nous en attendons de trop de l'autre les besoins de notre enfant intérieur ne doit pas empiéter sur l'adulte qui est en nous. Savoir reconnaître lorsque nous sommes disproportionnées est un ingrédient indispensable dans la communication avec l'autre..."

    Comment s’en sortir?

    Rien ne changera si vous ne faites rien. Dans ce cas-ci, c’est faux de dire que le temps arrange les choses. Il faut prendre le temps de vous retrouver. De retrouver votre identité, votre essence et de vous faire confiance.

    Ce n’est pas toujours nécessaire de quitter définitivement la personne toxique, surtout si c’est une personne à laquelle vous tenez vraiment (ex.: un enfant, un parent). Quelques fois de s’en éloigner quelques semaines ou mois ou même des années, peut être bénéfique. Le temps de reprendre des forces, de réfléchir et de se retrouver soi-même. Si plus tard, vous voulez rebâtir quelque chose avec cette personne, vous serez plus en état de le faire.

    Si pour vous, la meilleure décision est de couper les ponts définitivement, alors faites-le et sachez que ce n’est pas d’être égoïste que de penser à soi.

    Votre entourage (qui n’est pas au courant de ce que vous vivez pour la plupart du temps) vous dira sans doute: Tu as juste une mère, un père, ou un fils, etc. Tu devrais faire des efforts.

    Ces gens-là ne savent pas à quel point vous souffrez en dedans. La décision de couper les ponts n’est jamais facile. Mais à partir du moment où vous êtes bien dans votre décision, ce qu’en pensent les autres n’est pas vraiment important.

    Aucune relation ne vaut le coup de continuer à coup de chantage affectif, par peur de l’abandon.

    Sortir d’une relation toxique, ce n’est pas faire du mal à l’autre. C’est d‘ouvrir les yeux, d’ouvrir son cœur et de s’aimer assez pour ne plus accepter de vivre dans cette relation.

    Une personne qui vous aime vraiment vous laissera libre d’être vous-même. Aimer ce n’est pas SE donner et s’oublier, c’est de donner et partager.

     

    La personnalité toxique est particulièrement douée dans l’art de la manipulation.
    Elle vous a observé ; elle connaît donc vos points faibles, les mots qui font mouche, les gestes qui mettent à terre (et pas que physiquement), les silences qui effraient… Elle sait jouer sur la gamme de ces diverses possibilités et varie ses plaisirs au gré de ses envies, et de ses besoins.

    Face au manipulateur, plusieurs attitudes sont possibles. La fuite est souvent la plus recommandée, mais on ne fuit pas ainsi du jour au lendemain, les valises sous la main, et les enfants sous les bras. Ce serait tellement plus simple. Un post-it sur la table : “Tu m’as bien manipulé(e) mais c’est fini adieu ne cherche jamais à me revoir…”, et bye bye au manipulateur… Ça ne marche pas ainsi. La fuite, c’est l’éloignement, la mise à distance. C’est tenir la personnalité toxique au silence, ne plus lui donner aucune information, aucune nouvelle… aucune prise. Mais avant de pouvoir fuir, il faut s’armer. Pour supporter la période qui précède la fuite. Pour la rendre d’autant plus efficace qu’une personnalité toxique ne lâche jamais sa proie, ne se lasse jamais. Pour retrouver de l’énergie, et, indispensable, la confiance en soi qui a été tellement mise à mal.

    Avant toute chose, il faut déjà passer par une étape de deuil.
    Comme dit bien souvent, la personnalité toxique a repéré chez sa victime un instinct de “sauveur”. Elle joue sur cette corde sensible. Du fameux “Ce n’est pas ma faute!”, aux arguments les plus divers : “Avec ce que j’ai vécu enfant…”, “Je croyais que toi, tu m’aimais, que toi, tu saurais m’aider!”, “Tu avais promis de ne jamais me quitter.”… elle va perpétuellement réveiller chez sa victime l’instinct de protéger et la culpabilité, qui vont de pair.

    De plus, la victime est convaincue que parler normalement, communiquer réellement, sans heurt, avec la personnalité toxique, demeure possible. Il lui faut nécessairement deux étapes pour pouvoir avancer : comprendre qu’elle est sous emprise – donc vouloir en sortir , et renoncer à toute communication normale.

    En psychologie, le deuil ne concerne pas que la période qui suit un décès. C’est aussi la phase de renonciation à des croyances, des convictions, des certitudes.
    Si la victime a la conviction de pouvoir retrouver une communication normale, c’est qu’elle est dans l’attente, l’attente d’un changement. Et ce changement, elle l’attend dans le comportement du pervers manipulateur. Or, celui-ci ne changera jamais. 
    . Cette prise de conscience est indispensable, vitale, car elle permet d’attendre un autre changement, un changement intrinsèque à la victime, un changement dans sa propre attitude. La recherche de la relation idéale n’étant plus possible.
    Et le changement, dans la communication, c’est la victime elle-même qui va finir par le décider, à son rythme, et cette fois, avec son propre tempo. 

    La phase de deuil, ou renonciation aux croyances et aux principes que la victime s’était fixée dans sa recherche de relation idéale, ne se fait pas en quelques jours… car plus l’emprise a été forte, plus il faut du temps pour s’en dégager. Pour avancer dans cette phase de deuil, il faut commencer par se rendre imperméable, et devenir sourd aux attaques et aux reproches. Le deuil commence quand la prise de conscience a eu lieu, la victime sait donc comment agit le manipulateur. Ce sont ces actions auxquelles elle va petit à petit résister.
    La phase de deuil peut faire appel à la notion de refoulement ou de résilience
    . Avoir constaté et résisté aux chocs psychologiques permet d’avancer plus vite dans cette période.

    Cette phase de deuil est plus complexe à vivre encore lorsque le manipulateur est un parent. Il faut renoncer non seulement à toute communication normale, mais “tuer” l’image d’Epinal qui veut qu’un parent soit protecteur, aimant, présent pour permettre à l’enfant de s’épanouir et de trouver un parfait équilibre en tant qu’adulte.

    Pour progresser dans la phase de deuil, certains moyens sont possibles, qui sont les prémisses de la contre-manipulation, arme redoutée des… manipulateurs ; elle les déstabilise, elle casse leur construction mentale, et vous reprenez la main.
    Ainsi, s’opposer de manière claire est à éviter. En revanche, exprimer son propre ressenti est tout à fait possible :

    Tu ne devrais pas faire ceci, ça ne te réussit pas…
    – Tu as raison. Je vais tout de même le faire, et je te remercie de t’inquiéter pour moi. Mais c’est important pour moi d’essayer.

    Ici, il s’agit uniquement d’exprimer votre ressenti.

    De même, réduire le temps de discussion, diminuer les échanges, fait que, à son tour, le manipulateur aura le sentiment de parler dans le vide. Moins vous en direz, moins la prise, sur vous, sera possible.

    Tu as l’air fatigué(e). Tu ne devrais pas travailler sur ce dossier… Tu ne devrais pas sortir ce soir…
    – Je vais très bien. Mais je te remercie pour ta sollicitude.

    Quoiqu’il arrive, contrôlez votre colère et votre langage. Votre politesse face aux attaques déstabilise le manipulateur qui ne peut pas / plus dire de vous que vous êtes dingue, hystérique…
    Évitez tout autant de vous justifier :

    Pourquoi as-tu fait ça ? Tu te rends compte de ce que tu as fait ?
    – Oui. Je me suis trompé(e). Mais comme le dit l’adage : “l’erreur est humaine”, et il n’y pas mort d’homme…
    (Attention à l’ironie ; elle ne doit être utilisée que lorsque vous êtes sûr(e) de vous…)

     

    La contre-manipulation s’apprend. Elle devient réflexe, mais il faut être patient. Observez la personnalité toxique. Votre première arme se trouve dans ses mots. Et tout comme elle use de l'effet miroir, vous allez apprendre à en faire de même.

    Vouloir sortir d'une relation toxique, révèle que vous êtes prêt(e), à vous respecter et à vous aimer davantage.. Bon courage à vous... 


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  • Le deuil amoureux

    Un deuil amoureux présente plusieurs similarités avec le processus de deuil lié à la mort, mais il comporte également une différence fondamentale, soit le rejet qui a été subit. Il est important de tenir compte de ce rejet dans les étapes de guérison, car il atteint directement l’estime de soi et la confiance en soi. Rares sont les femmes (hommes) qui possèdent une estime d’elles(eux)-mêmes capable de résister à une telle épreuve. Ainsi s’ajoute une étape supplémentaire au processus de guérison, qu’on appelle la phase d’intériorisation. Ces phases du deuil amoureux ne sont pas linéaires, mais constituent plutôt un cycle. Vous pouvez les vivre toutes en quelques jours puis rester dans une phase pendant une plus longue période. Elles se chevauchent et sont récurrentes jusqu’à la guérison complète.

     

    1. La dévastation 2. Le sevrage 3. L'intériorisation 4. La colère 5. L'acceptation

     

    La dévastation 

    - Survient au moment de l'annonce de la rupture

    - Impression de vivre un cauchemar

    - Vous vous demandez où vous allez puiser la force de vous relever

    - Subit, un rejet, perte de valeur aux yeux de l'être aimé

    - Étape du choc, ne croit pas ce qui arrive, doute de ses capacités

    - Symptômes physiques, nausée, problèmes digestifs, migraine, perte d'appétit, insomnie…

    - Considéré comme, une menace à notre survie, la souffrance vécue y est extrême

    - Ne pas oublier que cette étape est temporaire, vivre l'instant présent

     

    Le sevrage 

    - Effet de manque du conjoint similaire à celui d'une drogue

    - Espoir douloureux du retour de l'être aimé

    - Vous le reprenez sans hésitation si il revenait

    - Les besoins qui étaient comblés par la relation ne le sont plus

    - Manque d'affection, de sécurité, de sexe

    - Habité par l'espoir du retour de l'être aimé

    - Apprendre à vivre sans l'autre

    - Ressens un profond besoin d'attachement et de fusion avec lui.

    - Certains moments capables de survivre, d'autres, ont sombre dans le désespoir.

     

    L'intériorisation 

    - Étape unique au deuil amoureux

    - Accumule les regrets et les doutes, on aurait dû faire ça, ou ça…

    - On idéalise notre conjoint

    - On devient l'objet de notre propre colère (refoulement de la colère)

    - On attend de notre entourage des choses irréalistes

    - La honte d'avoir été rejeté nous isole (isolement social) car elle nous incite à garder nos émotions à l'intérieur

    - Crise d'identité

    - On se sent invisibles, on doute que l'on puisse de nouveau être aimé

    - Estime de vous-même dévastée

     

    La colère 

    - Elle permet de nous en sortir de nous propulser en avant

    - Participe à de nouvelle activité

    - Besoin de changement, nouvelle coiffure, nouvelle déco

    - Renversement du rejet, libéré des regrets, plus d'idéalisation

    - Rêve de se venger, infliger une souffrance égale à la nôtre

     

    L'acceptation 

    - Acceptation d'une situation sur laquelle on a aucun pouvoir

    - Capable de voir derrière, de voir devant, on prend du recul

    - Moment de paix et de libération

    - Se sent plus fort, l'énergie coule à nouveau dans vos veines

    - On se sent revivre

    - Prête pour une nouvelle vie

    - Hausse d'estime de soi

    - Ouvert a de nouvelles rencontres

     

    1re étape du deuil amoureux : La dévastation (le choc)

    C’est l’étape la plus difficile d’une rupture amoureuse en termes de souffrance. La souffrance que vous ressentez est extrême. C’est au cours de cette étape que vous allez ressentir le plus de symptômes physiques comme nausées, vomissements, perte d’appétit, troubles du sommeil, etc.

    Pendant cette phase, votre défi consiste à éviter d’anticiper le futur. Plus vous anticipez, plus vous vous créez des peurs et plus vous vivez de stress et d’anxiété. Lorsque vous êtes à cette étape, des exercices de respiration seront des plus appropriés. Vous devez essayer d’habiter le moment présent, vivez minute par minute, car la douleur ressentie à ce moment là pourra changer quelque minute plus tard ! Concentrer-vous sur votre respiration est la façon la plus facile d’y parvenir.

    2e étape du deuil amoureux : le sevrage

    Cette phase s’appelle le sevrage, car ce que vous allez ressentir s’apparente au sevrage d’une drogue. Vous vous sentez complètement en manque de l’autre et vous vous demandez comment vous allez faire pour vivre sans lui désormais. Lors de cette phase de la rupture amoureuse, votre défi consiste à apprendre à vivre sans l’autre. Vous serez peut-être même tentée par une relation tampon pour combler votre besoin d’amour, ce que je déconseille fortement. Je vous conseille ici de vous attarder à vos besoins qui ne sont plus comblés. Il existe différentes façon de combler un besoin. Souvent, le besoin d’amour sera comblé en grande partie par une relation amoureuse. C’est un peu comme mettre tous ses œufs dans le même panier. Lorsqu’on échappe le panier, tous les œufs se cassent. L’idéal est bien sûr de rechercher un équilibre dans la façon de combler un besoin. La relation amoureuse en est un, mais elle est loin d’être le seul.

    3e étape du deuil amoureux : l’intériorisation

    Cette étape est propre à la rupture amoureuse. On ne la retrouve pas dans le deuil lié à la mort. C’est une phase pendant laquelle vous allez vous remettre en question comme personne. Votre estime de vous-même sera mise à rude épreuve. Votre ex-conjoint, lui, n’aura jamais eu autant de qualités! Vous allez avoir tendance à vous déprécier, à regretter certaines paroles, certains gestes. Vous allez vous sentir en colère contre vous-même.

    Pour vous sortir de cette phase, vous devez faire taire votre discours critique. Quand il pointe le bout du nez pour vous dire, par exemple, que vous n’êtes pas digne d’amour, que jamais personne ne vous aimera, etc., soyez ferme et directe avec lui. Un bon «Arrête, calme-toi, je suis digne d’amour parce que…», aussi souvent que nécessaire, des dizaines de fois par jour au début sera des plus efficaces.

    4e étape du deuil amoureux : la rage

    Dans cette phase de la rupture amoureuse, la colère qui était tournée vers vous se retourne vers l’extérieur. Vous allez vivre de la rage, une rage constructive qui va vous propulser en avant, vous permettre de vous en sortir. C’est à cette étape que va commencer votre véritable reconstruction. Vous allez vous sentir prêt(e) à tourner la page sur le passé et à vous recentrer sur vous-même. Vous allez commencer à apercevoir la lumière au bout du tunnel.

    Si, pour vous en sortir, vous avez besoin d’exprimer votre rage envers votre conjoint, faites-le: en personne, par écrit, dans votre journal personnel, en allant le crier dans les bois, etc.

    De plus, je vous propose un petit exercice à faire matin et soir. Cet exercice va vous aider à changer votre état d’esprit et à attirer des choses positives dans votre vie. Chaque jour, notez trois choses positive de votre journée en commençant la phrase par : «Je suis fière de moi parce que…». Vous vous sentirez beaucoup mieux!

    5e étape du deuil amoureux : le relèvement

    Enfin, votre rupture amoureuse est presque derrière vous. Vous êtes arrivée au sommet de votre montagne. Vous vous sentez plus légère et commencez à envisager l’avenir avec sérénité.

    Pour amplifier ce sentiment et faire en sorte de le vivre de plus en plus fréquemment, je vous invite à avoir de la gratitude envers ce que la vie vous apporte, envers cette épreuve que vous avez traversée avec succès, envers vos proches, etc. Il n’y a pas de limite à la gratitude. Plus vous serez remplie de gratitude et moins vous aurez de place pour la souffrance et la peine. Et vous attirerez à vous de belles et bonnes choses.

     

    Ces cinq phases ne sont pas linéaires. Parfois, on pense voir la lumière au bout du tunnel, un événement nous ramène en arrière, il faut donc voir ce processus qui recommence jusqu'au relèvement final. Une spirale, tourbillon qu'on va finir par émerger un jour… On peut vivre plusieurs phases en quelques jours, puis rester bloquer pendant quelque temps sur une phase ça se répète jusqu'à la fin de la guérison complète.

    N'essayez pas de tout faire pour ne pas ressentir la douleur ou les émotions liées aux phases du deuil. Faite face à la douleur, vous passerez ces étapes plus rapidement.

    Dans la vie il n'y a rien de plus insécurisant que de ne pas savoir à quoi on fera face. Notre tendance est bien souvent d'imaginer le pire. Lors d'une rupture les émotions vécues seront d'une intensité rarement éprouvée, les peurs vous habiterons totalement et vous aurez l'impression que cette souffrance ne prendra jamais fin. Tout cela ayant pour conséquence de vous plonger dans une insécurité et vous faire vivre beaucoup de stress et d'anxiété. C'est pourquoi la première chose à faire lorsque survient une rupture consiste à savoir ce qui vous attend. Connaître les étapes du deuil amoureux vous donnera des repères, réduira votre stress, vous aidera à savoir où vous en êtes dans le processus et que ce que vous vivez est normal. Et la normalité possède ce petite quelque chose d'apaisant. « La souffrance ne provient pas seulement de la perte de quelqu’un ou de quelque chose de cher. Elle vient aussi du vide qui se crée, de la confusion qui nous empêche de voir ce qu’il faut faire, comment le faire, à qui s’adresser pour être soutenue et consolée. »


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  • Divorces et séparations

    ce ne sont pas vraiment les divorces qui traumatisent les enfants, mais la manière dont les parents divorcent. Même si le divorce est un échec de couple, il peut se passer en bonne entente et sans trop de casse, et dans ce cas, les enfants n'en souffrent pas tellement, même s'ils auraient préféré ne pas vivre cette séparation sur laquelle ils n'ont aucune prise. Si le climat reste sain et respectueux de chacun, ils s'adapteront sans trop de difficultés. Par contre, certains divorces sont de véritables catastrophes et les enfants en payent un lourd tribut, incapables de s'évader du champ de bataille. Ils constituent parfois le dernier élément grâce auquel un partenaire peut faire souffrir l'autre, notamment lors des bagarres pour le droit de garde et les pensions alimentaires.

    Une fois divorcés, ces parents aigris, amers, blessés ou furieux, incapables de communiquer, utilisent leurs enfants comme messagers et n'ont aucun recul sur les dégâts qu'ils causent. Engloutis par la douleur et la rage, obsédés par l'injustice et la frustration, ils utilisent leurs enfants comme punching-ball, déversoir pour leur haine et témoins de leur malheur. L'enfant est pénalisé, amoindri, instrumentalisé, utilisé, nié. Il sent qu'il pèse, qu'il est source de conflits, il sert de messager du malheur, sait la peine qu'il cause ou la colère que ses messages vont provoquer chez le parent à qui l'autre n'arrive plus à parler. Il souffre et s'enferme en lui-même, ou endosse, selon l'âge et les événements, le rôle de conseiller, infirmier ou gardien de la paix. Il minimise ou édulcore les messages pour protéger ses parents ou à l'inverse, exagère les griefs pour traduire ses propres tourments. Lorsque la communication est devenue impossible, il vaut mieux faire appel à l'autorité comme (avocat, médiateur etc) que de faire passer les messages par ses enfants ou que les enfants assistent aux disputent des parents. Mais abandonner l'idée d'une bonne entente avec l'ex conjoint fait aussi partie d'un deuil.

    Les parents qui choisissent de rester ensemble pour les enfants alors que leur couple se dégrade font le choix du sacrifice de leur propre épanouissement en pensant préserver le bonheur de leurs enfants. Sans le dire et sans même le penser, leur message est : « si vous n'étiez pas là, je divorcerais et je serais plus heureux » Les enfants ont bon dos ! Ce choix est basé sur l'idée que ce dont les enfants ont besoin, c'est la présence constante des deux parents sous le même toit. Or, ce qui est essentiel pour un enfant, c'est de voir ses parents heureux ! Même s'ils sont seuls et même si ce bonheur doit se partager entre deux lieux différents. Les enfants qui perçoivent que leurs parents restent ensemble mais malheureux pour eux, portent indirectement le poids de ce renoncement et la culpabilité qui y est liée. Ils vivent dans un climat tendu, lourd de non-dits, de tensions ou de disputes, que leurs parents s'infligent pour le bonheur de leur progéniture… Dur à vivre


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  • Les mystères de l'amour!  Amour vrai

    «Mais pourquoi restes-tu avec lui (avec elle) ? » Combien de fois avons-nous posé cette question à nos amis enlisés dans des histoires douloureuses ? Combien de fois nous sommes-nous demandés ce qui les poussait à persévérer dans des relations insatisfaisantes ? Non, c’est sûr, ce n’est pas ça, l’amour. Qu’est-ce que c’est, alors ? Un sentiment qui nous rendrait immuablement heureux ?

    L’amour, le « vrai », n’a rien à voir avec la sérénité. Même après le cap de la fusion des débuts, et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’amour, ce n’est pas pépère; ça chavire, ça secoue, ça nous lie mystérieusement à l’autre dans une épopée qui échappe à toute rationalité. Exploration de quelques signes révélateurs.

     

    Trouver l’autre mystérieux

    L’amour est un mystère pour ceux qui le vivent, un mystère pour ceux qui le regardent. Nous constatons, mais nous ne comprenons pas. Pourquoi ? Parce que ce qui nous lie à l’autre est inexplicable. Aimer vraiment, c’est aller vers quelqu’un, non pas seulement pour son image (sa beauté, sa ressemblance avec tel ou tel), ni pour ce qu’il symbolise (un père, une mère, le pouvoir, l’argent), mais pour son secret. Ce secret que nous ne savons pas nommer, et qui va rencontrer le nôtre : un manque ressenti depuis l’enfance, une souffrance singulière, indéfinissable. « L’amour s’adresse à notre part d’inconnu »

    Il y a un vide en nous qui peut causer notre perte, nous pousser à nous tuer. Eh bien, l’amour, c’est la rencontre de deux blessures, de deux failles, le partage avec quelqu’un de ce qui nous manque radicalement et que l’on ne pourra jamais dire. » L’amour vrai, ce n’est pas « Montre-moi ce que tu as » ou « Donne-moi ce que tu as pour combler ce qui me manque », mais plutôt « J’aime la manière dont tu essaies de guérir, ta cicatrice me plaît ».

    Rien à voir avec l’hypothèse de la « moitié d’orange », déclinaison du Banquet de Platon (LGF, “Le Livre de poche”, 2008), qui nous voudrait incomplets parce que coupés en deux. L’amour nous rendrait alors « un » et heureux ! « C’est la cause de la faillite forcée de bien des couples. Quand certains s’aperçoivent qu’ils ressentent encore une insatisfaction, ils s’imaginent que c’est parce qu’ils n’ont pas trouvé l’homme ou la femme qu’il leur “fallait”, et qu’ils doivent en changer. Ce n’est évidemment pas le cas. » Aimer vraiment, c’est dire à l’autre : « Tu m’intéresses. »

     

    Avoir peur de le perdre

    Aimer, c’est avoir peur. Tout le temps. Freud, dans « Malaise dans la civilisation », l’explique ainsi : nous devenons dépendants parce qu’il faudra que l’autre nous soutienne toujours dans l’existence. D’où la peur de le perdre. « L’amour implique une prise de risque. Il suscite un phénomène de vertige, parfois même de rejet : on peut casser l’amour parce que l’on en a trop peur, le saboter tout en essayant de se confier, réduire son importance en s’attachant à une activité où tout repose sur soi-même. Tout cela revient à se protéger du pouvoir exorbitant de l’autre sur nous. »

    D’autant, souligne encore Freud, qu’Éros et Thanatos vont de pair. Je t’aime, je te détruis. Éros, c’est notre désir de nous lier amoureusement les uns aux autres?; Thanatos, c’est la pulsion de mort qui nous pousse à rompre le lien pour que notre moi reste tout-puissant. L’amour poussant à sortir de soi, le moi le combat. « C’est difficile de renoncer à soi. On sent bien quand on aime que quelque chose nous tiraille.

    L’amour touche à notre être, à ce que nous sommes au monde. Peu de gens s’en rendent compte. Ils se retrouvent seuls et se sentent bien dans cette solitude puisqu’ils sont désormais à l’abri de cette pulsion de mort. Mais quand, dans l’amour, on a survécu aux déchirements, aux conflits, on atteint une zone formidable où rejaillit le sentiment. » L’amour vrai n’est pas un contrat d’affaires : c’est un sentiment violent qui fait courir un danger aux deux partenaires. Il ne faut jamais l’oublier quand on doute, quand l’autre semble nous « désaimer ». « Quand quelqu’un se défend, ça ne veut pas dire qu’il n’est pas amoureux. Il peut juste redouter de se retrouver les mains liées. »

     

    Accepter de s’engager avec lui dans l’inconnu

    Rien n’est écrit. Le romantisme de la passion qui flamberait puis irait vers une prévisible extinction est un mythe. L’amour ne prend pas systématiquement le chemin d’une pente déclinante. Il peut emprunter une route inverse. Nous devons accepter de ne pas avoir de maîtrise sur nos sentiments. « On n’entre pas dans un univers volontariste ou méthodique. On peut passer par des épisodes contrastés. Traverser des instants de bonheur extatiques fait que l’on peut ensuite tomber de très haut, bien sûr.

    Mais être persuadé que l’amour n’est jamais certain signifie que l’on a hérité d’un passé qui nous empêche de croire en nous et en l’autre. Pour aimer vraiment, il faut presque croire en une sorte de miracle. Freud parle d’attente croyante. Il faut entretenir le feu qui peut redémarrer, ne pas exiger de satisfaction immédiate. » Accepter l’inconnu, être patient…

     

    Éprouver du désir

    Aucun doute : aimer, c’est avoir envie de l’autre. Mieux : « Faire l’amour aide à aimer. Sans échange corporel, quelque chose dans l’amour ne se fait pas. L’amour demande du plaisir parce qu’il y a du désir. Et les amants qui s’aiment connaissent une jouissance supplémentaire. La différence des sexes s’annule dans le rapport. On ne sait plus qui est l’un et qui est l’autre. Les deux se confondent. Il y a désinvestissement de la valeur de l’organe. On fait corps. C’est une jouissance qui écrase. » Sans amour, le plaisir se vit comme un moyen de se débarrasser d’une tension, tandis que pour jouir dans une émotion qui dégage des ondes, des vibrations, une expérience forte, il faut aimer vraiment : « Dans l’amour, on obtient une jouissance autre ».

    Une baisse de désir signifie-t-elle un désamour ? Pas du tout : « Il est des moments de bonheur où l’on est tellement heureux que l’autre soit ce qu’il est que l’on peut simplement se satisfaire du fait qu’il existe ». Au-delà de ces instants de contemplation, d’autres femmes dissocient amour et désir. « Ce n’est pas qu’il y ait moins de sentiments. Au contraire. C’est un peu comme si se donner trop allait les faire disparaître. Intervient ici quelque chose de l’enfant qui n’est pas réglé, un idéal de l’amour beaucoup trop ancré dans l’idéal paternel. Elles ont été femmes et redeviennent des petites filles : la relation leur apparaît incestueuse. La dimension paternelle reprend le dessus, peut-être pour se protéger de cette peur de se voir dissoutes dans le corps à corps. »

    Ces femmes se réfugient dans un amour adorateur, se défient de la relation sexuelle, qui doit à nouveau être apprivoisée. Elles peuvent alors passer par une autre forme de rapport physique, celle de l’étreinte : envelopper l’autre, le porter comme s’il était à l’intérieur de soi. Et quand l’envie revient, le désir suit. Rien de figé dans ces flux et reflux. Tout va et vient.

     

    Se sentir exister

    « Être aimé, c’est se sentir justifié d’exister », disait en substance Sartre. L’amour vrai, c’est cette expérience de légitimation au monde, cette illusion que notre amour est unique. L’autre est l’idéal incarné, et nous existons grâce à son regard. L’amour nous redonne un statut d’enfant convaincu de sa toute-puissance, convaincu que s’il n’existait pas, le monde raterait quelque chose. On s’élit l’un l’autre.

    Ce thème biblique de l’Élu, Freud le reprend à son compte pour bien distinguer l’amour vrai de l’amour charité tourné vers le bien. Nous investissons l’autre. Nous lui reconnaissons son importance radicale : nous l’estimons, nous le valorisons, nous le croyons irremplaçable. Nous avons fait une trouvaille, découvert un trésor. Nous ne sommes plus seuls. 

    L’autre nous apporte aussi son monde, une ouverture vers d’autres horizons, des émotions que nous ne percevions pas avec la même intensité auparavant. Nous sommes davantage « réveillés ». Nous avons le sentiment d’être à l’abri puisqu’il a su nous découvrir. « Aimer vraiment intensifie notre sensation d’exister ».


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  • Les hommes qui ne savant pas rompre Les hommes qui ne savent pas rompre

    Les hommes ont énormément de mal à avouer leurs sentiments et à dire les choses franchement. Dans nos sociétés, l’homme a l’habitude d’être dans l’action. Il est à la recherche de concret, de résultats. Or, la rupture est synonyme de perte et d’incertitude, donc d’angoisse. C’est pourquoi ils sont si nombreux à éviter de rompre clairement ou à nouer...

     

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  • La jalousie La jalousie

    Derrière la jalousie rétroactive se cache l’idéal de l’amour platonicien : deux amants, incomplets l’un sans l’autre, destinés à ne faire qu’un. Qu’un autre soit passé avant est alors insupportable. Parce que nous espérons toujours retrouver cette symbiose de la toute petite enfance, lorsque nous ne faisions qu’un avec notre mère et la comblions totalement... Nous traînons sur la page Facebook de l’ex, épluchons les albums photos…

     

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  • Pourquoi elles aiment les hommes qui vont mal? Pourquoi elles aiment les hommes qui vont mal ? 

    Comment expliquer cette attirance pour des compagnons blessés, malheureux ou en situation d’échec ? Le syndrome de l’infirmière est-il une stratégie inconsciente pour garder le contrôle sur l’autre ? Vouloir sauver l’autre serait, une particularité plutôt féminine et très largement...

     

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  • Fidélité ou Infidélité Fidélité ou Infidélité

    Il se peut que l'infidélité relève d'une structure fondamentale et que certains êtres éprouvent des désirs tout azimut. Mais cela révèle souvent un état de manque profond, qu'il faudrait peut-être analyser par un travail personnel.

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